
Vieux-Lyon · Tradition du mâchon
Les saladiers lyonnais, la table qui se partage
Une ronde de salades composées posées au centre de la table, où chacun se sert à volonté : le saladier lyonnais est l'entrée conviviale par excellence, héritée du mâchon des canuts. Aux Trois Maries en perpétue l'esprit, rue des Trois-Maries au cœur du Vieux-Lyon.

La définition
Qu'est-ce que le saladier lyonnais ?
Le saladier lyonnais n'est pas un plat unique, mais une manière de commencer le repas. Plusieurs saladiers de salades composées arrivent ensemble et se posent au milieu de la table : on se sert soi-même, on fait tourner les bols, on goûte à tout. C'est l'entrée du bouchon dans sa version la plus généreuse, née pour être partagée.
Chaque saladier a sa personnalité : le museau de bœuf en vinaigrette, les lentilles tièdes, les harengs pommes à l'huile, le groin d'âne — cette salade de pissenlit —, les clapotons, le saucisson, les foies de volaille, la cervelle de canut. Rien de sophistiqué, mais des produits francs et un assaisonnement franc, dans une salle au sol en damier.
L'origine
L'héritage du mâchon des canuts
Le saladier lyonnais descend en droite ligne du mâchon, ce casse-croûte robuste que les canuts de la Croix-Rousse prenaient tôt le matin, entre deux séances au métier à tisser. On y déroulait des salades froides, de la charcuterie et un verre de beaujolais, à partager sur le pouce, avant de reprendre l'ouvrage.
De cette table ouvrière, le saladier a gardé l'essentiel : la générosité, le service au centre de la table et le refus de la mise en scène. Les mères lyonnaises, ces cuisinières devenues restauratrices, l'ont ensuite fixé dans le répertoire du bouchon, où il reste l'une des entrées les plus fidèles à l'esprit d'origine.
Aujourd'hui encore, le saladier dit tout ce qu'est un bouchon : une cuisine de mémoire, faite pour rassembler, où l'on mange au coude à coude sans façon. C'est cette continuité que nous tenons rue des Trois-Maries, depuis que la maison est l'un des plus anciens bouchons de Lyon.
À table
La ronde des saladiers, service compris
Le saladier lyonnais se vit autant qu'il se goûte. Voici comment il prend place dans la salle, du premier bol posé au dernier tour de table.




L'esprit bouchon
Le partage, au cœur du bouchon
Un saladier lyonnais ne se commande pas pour soi : il se pose au centre et se partage. La nappe blanche, la serviette bordeaux et le brouhaha des conversations ne sont pas là pour la photo — ils prolongent la table ouvrière du mâchon, où l'on mangeait ensemble, vite et bien. C'est cette convivialité que l'on retrouve, intacte, dans notre salle du Vieux-Lyon.

Chez nous
Les saladiers Aux Trois Maries
Née au milieu du siècle dernier, Aux Trois Maries est l'un des plus anciens bouchons de Lyon. La maison a gardé de ses origines le goût des entrées franches et du partage : nos salades composées se préparent en cuisine, à partir de produits de saison et de charcuteries d'affineurs choisis, dans la continuité du travail de nos prédécesseurs.
Autour des saladiers, la carte suit les saisons et s'ouvre aussi aux régimes végétariens, végétaliens et sans gluten — la cervelle de canut, naturellement végétarienne, en est le meilleur exemple. Toute cette histoire, du café des primeurs à la reprise en 2012, on la raconte dans notre concept.
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Questions fréquentes
Les saladiers lyonnais, vos questions
Qu'est-ce qu'un saladier lyonnais ?
C'est un assortiment de salades composées servi en entrée dans plusieurs saladiers posés au centre de la table, à partager. On se sert soi-même et on fait tourner les bols : c'est l'entrée conviviale par excellence du bouchon lyonnais, héritée du mâchon des canuts.
Que trouve-t-on dans les saladiers lyonnais ?
Les classiques sont le museau de bœuf en vinaigrette, les lentilles tièdes, les harengs pommes à l'huile, le groin d'âne (salade de pissenlit), les clapotons, le saucisson, les foies de volaille et la cervelle de canut. Des salades froides, franches et généreuses.
D'où vient la tradition du saladier lyonnais ?
Elle descend du mâchon, le casse-croûte robuste que les canuts, ouvriers de la soie, prenaient tôt le matin. Salades froides et charcuterie se partageaient sur le pouce ; les mères lyonnaises ont ensuite fixé cette tradition dans le répertoire du bouchon.
Le saladier lyonnais est-il une entrée à partager ?
Oui, c'est tout son esprit. Les saladiers se posent au milieu de la table et chacun compose son assiette au fil des bols. C'est une manière conviviale d'ouvrir le repas, dans la tradition du coude à coude propre au bouchon.
Peut-on trouver des saladiers végétariens ?
Oui. Plusieurs salades composées sont naturellement végétariennes, à commencer par la cervelle de canut — un fromage frais battu aux herbes. La carte comporte par ailleurs des propositions végétariennes, végétaliennes et sans gluten ; il suffit de le signaler à la réservation.
Où déguster les saladiers lyonnais d'Aux Trois Maries ?
Au 1 rue des Trois-Maries, au cœur du Vieux-Lyon (Lyon 5ᵉ), à quelques pas de la cathédrale Saint-Jean et de la station de métro Vieux-Lyon. La réservation est conseillée, surtout le week-end.
Venez partager les saladiers lyonnais
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