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Illustration éditoriale des ruelles et monuments à visiter dans le Vieux-Lyon

Le Journal · Guide du Vieux-Lyon

Que visiter dans le Vieux-Lyon : notre guide des lieux à ne pas manquer

Cathédrale et horloge astronomique, traboules secrètes, colline de Fourvière, ruelles pavées et cours Renaissance : voici, quartier par quartier, tout ce qu'il faut voir dans le plus bel ensemble Renaissance de la ville.

En bref

Le Vieux-Lyon, plus vaste quartier Renaissance d'Europe classé à l'UNESCO, se découvre à pied entre la cathédrale Saint-Jean et son horloge astronomique, les fameuses traboules qui traversent les immeubles, la colline de Fourvière et son panorama, et un dédale de ruelles, places et cours Renaissance. Comptez au moins une demi-journée, montez à Fourvière par la ficelle ou à pied, respectez le calme des traboules, et réservez une table dans un bouchon du quartier — comme Aux Trois Maries, rue des Trois-Maries — pour une pause gourmande entre deux visites.

Ruelle piétonne du Vieux-Lyon bordée de terrasses de restaurants

Comprendre le Vieux-Lyon : trois quartiers Renaissance


Le Vieux-Lyon s'étire au pied de la colline de Fourvière, le long de la rive droite de la Saône. C'est l'un des plus vastes ensembles urbains de la Renaissance en Europe, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1998. Avant de partir à l'aventure dans ses ruelles, il faut savoir qu'il se divise en trois quartiers historiques, chacun avec sa personnalité.

Saint-Jean, au centre, est le cœur battant : la cathédrale, la rue Saint-Jean piétonne, les terrasses et le gros du flot touristique. Saint-Paul, au nord, plus résidentiel et paisible, aligne ses hôtels particuliers autour de sa gare Art nouveau. Saint-Georges, au sud, plus populaire et intimiste, se découvre presque désert dès qu'on quitte l'axe principal.

Notre conseil de riverain : ne restez pas sur la seule rue Saint-Jean. Les plus belles surprises — une cour Renaissance entrouverte, une placette à l'ombre d'un tilleul, une montée d'escaliers vers Fourvière — se méritent d'un ou deux virages. Comptez une bonne demi-journée pour flâner sans courir, davantage si vous entrez dans les musées.

La primatiale Saint-Jean et son horloge astronomique


Point de départ naturel de toute visite, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste — la primatiale des Gaules — domine la place du même nom. Sa construction s'est étalée sur près de trois siècles, du XIIᵉ au XVᵉ, ce qui explique le mariage de son chevet roman et de sa façade gothique. L'entrée est libre, et l'intérieur vaut le détour pour ses vitraux médiévaux.

Le joyau caché se trouve dans le transept : une horloge astronomique du XIVᵉ siècle, l'une des plus anciennes d'Europe. À heures fixes, un petit automate met en scène l'Annonciation dans un ballet mécanique qui n'a pas pris une ride en sept cents ans. Renseignez-vous sur les horaires d'animation avant d'arriver, ils sont limités à quelques passages par jour.

Devant la cathédrale, prenez le temps d'observer la place : c'est ici que bat le pouls du quartier, entre badauds, guides et terrasses. À quelques pas seulement, les ruelles se referment et le calme revient — un contraste très lyonnais entre la scène et les coulisses.

Les traboules, le secret le mieux gardé du Vieux-Lyon


S'il ne fallait retenir qu'une curiosité, ce serait elle : la traboule. Ces passages couverts traversent les immeubles de part en part, reliant une rue à une autre à travers cours et allées privées. Le mot vient du latin trans-ambulare, « passer à travers ». Lyon en compte plusieurs centaines, dont une quarantaine ouvertes au public dans le seul Vieux-Lyon.

Nées bien avant la Renaissance pour descendre chercher l'eau de la Saône, elles ont surtout servi, plus tard, aux canuts de la Croix-Rousse pour transporter les pièces de soie à l'abri de la pluie. On raconte aussi qu'elles rendirent bien des services pendant la Résistance. La plus célèbre, la Longue Traboule, relie le 54 rue Saint-Jean au 27 rue du Bœuf en enchaînant quatre cours et quatre immeubles.

Un mot de savoir-vivre : ces passages traversent des habitations. Poussez la porte doucement, parlez à voix basse, ne photographiez pas les fenêtres et refermez derrière vous. Repérez les traboules ouvertes à la petite plaque ronde marquée d'une tête de lion — c'est le sésame officiel du parcours, tracé et entretenu par la Ville.

Avant de vous lancer, consultez notre guide complet pour savoir comment emprunter les traboules en respectant les usages des habitants du quartier.

Monter à Fourvière pour le panorama


Aucune visite du Vieux-Lyon n'est complète sans monter à Fourvière, la colline qui domine le quartier. Deux façons d'y accéder : à pied par les jardins du Rosaire et leurs volées d'escaliers, une grimpette qui se mérite mais offre de belles échappées, ou par la ficelle — le funiculaire lyonnais — au départ de la station Vieux-Lyon, en quelques minutes seulement.

Là-haut trône la basilique Notre-Dame de Fourvière, édifice néo-byzantin de la fin du XIXᵉ siècle, tout de mosaïques et de dorures à l'intérieur. Son parvis offre l'un des plus beaux panoramas de la ville : par temps clair, le regard embrasse les toits du Vieux-Lyon, la Presqu'île entre Rhône et Saône, et jusqu'aux Alpes à l'horizon.

Juste à côté, les vestiges du théâtre antique rappellent que Lyon fut Lugdunum, capitale des Gaules romaines. Le site accueille chaque été le festival des Nuits de Fourvière. Prévoyez de bonnes chaussures et une bouteille d'eau : entre la montée, la basilique et les théâtres, la colline mérite une à deux heures pleines.

Façade du restaurant Aux Trois Maries et sa marquise rouge, rue des Trois-Maries dans le Vieux-Lyon

Places et ruelles à ne pas manquer


Le charme du Vieux-Lyon tient autant à ses grands monuments qu'à ses détours discrets. La place du Change, ancien lieu de la finance lyonnaise, garde sa Loge du Change dessinée par Soufflot. Non loin, la montée des Chazeaux — cette raide volée de marches surnommée « le tire-cul » par les Lyonnais — grimpe vers Fourvière entre les façades anciennes.

Cherchez aussi la place de la Baleine, petite placette pavée à l'ombre d'un tilleul, et la rue du Bœuf avec son enseigne d'angle sculptée et la fameuse Tour rose, tour d'escalier Renaissance nichée au fond d'une cour. Chaque rue réserve un blason, une échauguette, une fenêtre à meneaux qui racontent la richesse marchande de la Renaissance.

Parmi ces ruelles, la rue des Trois-Maries — discrète parallèle de la rue Saint-Jean — doit son nom à une enseigne du 17ᵉ siècle honorant les trois Saintes de l'Évangile : Marie-Salomé, Marie-Jacobée et Marie-Madeleine. C'est là que notre maison, Aux Trois Maries, veille depuis le milieu du siècle dernier, à quelques pas seulement du tumulte.

Faire une pause gourmande entre deux visites


Visiter, c'est aussi s'attabler. Le Vieux-Lyon est le berceau du bouchon, cette table lyonnaise conviviale où l'on reprend des forces sans façon. Voici, sans quitter le quartier, trois moments gourmands à glisser dans votre parcours.

Assiette d'entrée composée d'une burrata crémeuse et de charcuterie fine
Une entrée lyonnaiseSalade lyonnaise à l'œuf poché, gratinée à l'oignon, cervelle de canut ou une belle burrata : de quoi ouvrir la pause sur des produits francs, à midi comme au retour de Fourvière.
Plat de viande rosée dressée sur une purée lisse, dans l'esprit du bouchon
Un plat de traditionQuenelle de brochet soufflée, saucisson brioché, mijoté de joue de bœuf confite : le cœur du répertoire lyonnais, généreux et réconfortant, pour un déjeuner qui tient au corps avant la balade.
Soupe à l'oignon gratinée servie dans une soupière blanche
Un classique réconfortantLa gratinée lyonnaise et son fromage fondu, une soupe qui réchauffe après une montée sous la pluie : les signatures qui font l'âme d'un vrai bouchon du quartier.
Terrasse de restaurant dressée en nappes blanches dans une rue de la vieille ville de Lyon

S'attabler en terrasse au fil des ruelles


Aux beaux jours, le Vieux-Lyon se vit dehors. Les terrasses débordent sur les pavés, mais toutes ne se valent pas : les plus agréables se nichent sur de petites places à l'écart du flot de la rue Saint-Jean, plus fraîches et plus calmes. La place de la Baleine, à deux pas de la rue des Trois-Maries, est l'un de ces coins précieux, où l'on s'attable au soleil couchant sans le vacarme de l'artère principale.

Choisissez de préférence une terrasse tournée vers une rue piétonne, à distance de la circulation, et vérifiez qu'elle est protégée du plein soleil de midi. Une nappe blanche, une serviette bordeaux, un pot de vin partagé : c'est ainsi, entre deux visites, que le quartier se savoure le mieux.

Musées, cours Renaissance et curiosités


Le Vieux-Lyon ne se limite pas à la déambulation : plusieurs musées prolongent la visite quand la pluie s'invite ou que l'on veut creuser l'histoire. Le musée Gadagne, installé dans un splendide hôtel Renaissance, abrite à la fois le musée d'histoire de Lyon et le musée des Arts de la marionnette — l'occasion de retrouver Guignol, né à Lyon au début du XIXᵉ siècle.

Les amateurs d'insolite ne manqueront pas le musée Miniature et Cinéma, rue Saint-Jean, avec ses décors minutieux et ses accessoires de tournage. Et pour comprendre la ville d'en haut, le musée Lugdunum, près des théâtres antiques de Fourvière, raconte le Lyon romain à travers mosaïques et objets du quotidien.

Entre deux musées, poussez les portes des cours Renaissance ouvertes : la cour de la Tour rose, celles de la rue du Bœuf, les galeries à l'italienne du quartier. Ces puits de lumière, escaliers à vis et loggias superposées sont le véritable trésor architectural du Vieux-Lyon — et l'accès en est souvent libre.

Quand venir et comment organiser sa journée


Le Vieux-Lyon se visite toute l'année, mais chaque saison a sa couleur. Le printemps et l'automne offrent la lumière la plus douce sur la pierre dorée et les foules les plus clémentes. L'été anime les terrasses et les Nuits de Fourvière, au prix d'une affluence marquée. En décembre, la Fête des Lumières transforme la ville, tandis que l'hiver, plus calme, se prête aux musées et aux repas prolongés.

Pour la journée idéale, commencez tôt par la cathédrale et les traboules encore désertes, montez à Fourvière en fin de matinée pour le panorama, puis redescendez déjeuner dans le quartier. L'après-midi se prête aux musées, aux cours Renaissance et au lèche-vitrine des ruelles, avant un dernier verre en terrasse au soleil couchant.

Évitez si possible les week-ends de pont et le cœur de l'été si vous cherchez le calme. En semaine, hors vacances scolaires, le Vieux-Lyon retrouve une allure de village où l'on croise autant de Lyonnais que de visiteurs — c'est là qu'il donne le meilleur de lui-même.

Accès et conseils pratiques


Rien de plus simple que de rejoindre le Vieux-Lyon. La station de métro Vieux-Lyon, sur la ligne D, dessert le cœur du quartier et le relie au reste de la ville en quelques minutes. C'est aussi de là que part la ficelle vers Fourvière. En voiture, mieux vaut se garer dans l'un des parkings de la Presqu'île ou en périphérie : les ruelles sont piétonnes et le stationnement rare.

Le quartier se parcourt intégralement à pied — c'est même la seule bonne manière de le découvrir. Prévoyez des chaussures confortables : les pavés et les montées mettent les mollets à l'épreuve. Une gourde, un chapeau l'été, et de quoi couvrir les épaules pour entrer dans les églises complètent la panoplie du bon marcheur.

Enfin, pensez à réserver vos temps forts : une table pour le déjeuner, surtout le week-end, et vos éventuelles visites guidées de traboules, très prisées. Un peu d'anticipation évite l'errance d'une porte à l'autre en pleine heure de pointe, et laisse toute la place à la flânerie.

Salle de restaurant lumineuse au parquet en chevrons, tables dressées en nappes blanches

Terminer la visite à table, rue des Trois-Maries


Une belle journée dans le Vieux-Lyon appelle une table à sa hauteur. À quelques pas de la cathédrale, dans la rue qui lui donne son nom, Aux Trois Maries perpétue la tradition du bouchon lyonnais depuis le milieu du siècle dernier, là où se tenait autrefois « le café des primeurs », face au marché du quai de Saône.

On y sert une cuisine locale et généreuse, sans folklore mais avec le soin d'une maison qui dure : la façon idéale de clore une visite, ou d'en reprendre des forces avant la suite. Réservez votre table, laissez la fatigue de la balade se dissoudre dans un plat mijoté, et repartez explorer les ruelles le pas léger.

Questions fréquentes

Que visiter dans le Vieux-Lyon : vos questions

Que voir absolument dans le Vieux-Lyon ?

La cathédrale Saint-Jean et son horloge astronomique, les traboules qui traversent les immeubles, la colline de Fourvière et son panorama, la place du Change, la rue du Bœuf et sa Tour rose, ainsi que le musée Gadagne. Ce sont les incontournables d'un premier passage.

Combien de temps faut-il pour visiter le Vieux-Lyon ?

Comptez une demi-journée minimum pour flâner entre la cathédrale, les traboules et les ruelles, et une journée entière si vous montez à Fourvière et visitez un ou deux musées. Le quartier se parcourt entièrement à pied.

Qu'est-ce qu'une traboule et peut-on les visiter ?

Une traboule est un passage couvert qui traverse un immeuble pour relier deux rues à travers cours et allées. Une quarantaine sont ouvertes au public dans le Vieux-Lyon, repérables à une plaque ronde ornée d'une tête de lion. On les visite en respectant le calme des habitants.

Comment monter à Fourvière depuis le Vieux-Lyon ?

Deux options : à pied par les jardins du Rosaire et leurs escaliers, ou par la ficelle — le funiculaire — au départ de la station de métro Vieux-Lyon. En haut vous attendent la basilique Notre-Dame de Fourvière, les théâtres antiques et un panorama sur toute la ville.

Comment venir dans le Vieux-Lyon ?

Le plus simple est le métro ligne D, station Vieux-Lyon, au cœur du quartier. Les ruelles étant piétonnes, mieux vaut se garer dans un parking de la Presqu'île ou en périphérie plutôt que de chercher une place sur place.

Quelle est la meilleure période pour visiter le Vieux-Lyon ?

Le printemps et l'automne offrent la plus belle lumière et le moins de monde. L'été anime les terrasses mais draine les foules, et décembre apporte la magie de la Fête des Lumières. En semaine, hors vacances, le quartier est plus paisible.

Où manger dans le Vieux-Lyon après la visite ?

Dans un bouchon du quartier, pour goûter la cuisine lyonnaise sur place. Aux Trois Maries, au 1 rue des Trois-Maries, est l'une des plus anciennes tables du Vieux-Lyon, à quelques pas de la cathédrale Saint-Jean.

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