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1 rue des Trois-Maries
69005 Lyon
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Illustration éditoriale d'un week-end à Lyon, quartiers et itinéraire de la ville

Le Journal · Guide de voyage

Week-end à Lyon que faire en 48 h : l'itinéraire quartier par quartier

Capitale gastronomique et ville UNESCO, Lyon se savoure en deux jours à condition de bien enchaîner les quartiers. Voici un itinéraire clé en main, de Fourvière à la Confluence, avec les pauses repas glissées au bon moment.

En bref

En 48 h à Lyon, le plus simple est de suivre la géographie. Jour 1 : montez d'abord à Fourvière pour le panorama et les théâtres antiques, redescendez déjeuner dans un bouchon du Vieux-Lyon, puis explorez les ruelles Renaissance et les traboules l'après-midi. Jour 2 : traversez la Saône pour la Presqu'île (Bellecour, Terreaux), grimpez à la Croix-Rousse, le plateau des canuts, avant de finir à la Confluence et son musée d'architecture contemporaine. Comptez deux pleines journées, venez au printemps ou à l'automne pour la lumière et le calme, déplacez-vous en métro et funiculaire, et réservez vos tables — surtout le week-end — pour ne pas courir après une place à l'heure du déjeuner.

Jour 1, matin — Fourvière et la vue sur Lyon


Commencez votre week-end par le haut. Depuis la station Vieux-Lyon, la ficelle — le funiculaire lyonnais — vous hisse en quelques minutes au sommet de la colline de Fourvière, là où Lyon est né. Le parvis de la basilique Notre-Dame offre l'un des plus beaux panoramas de la ville : par temps clair, le regard embrasse les toits du Vieux-Lyon, la Presqu'île glissée entre Rhône et Saône, et jusqu'aux Alpes à l'horizon.

La basilique elle-même, édifice néo-byzantin de la fin du XIXᵉ siècle, éblouit par ses mosaïques et ses dorures. Juste à côté, les vestiges des théâtres antiques rappellent que la ville fut Lugdunum, capitale des Gaules romaines : le musée Lugdunum en raconte l'histoire à travers mosaïques et objets du quotidien. Prévoyez de bonnes chaussures et une à deux heures pleines pour la colline.

En fin de matinée, il est temps de redescendre : le funiculaire ou les escaliers des jardins du Rosaire vous ramènent au pied de la colline, exactement là où commence le Vieux-Lyon et son déjeuner. Le quartier étant tout proche, c'est aussi l'occasion de repérer un bon restaurant près de Fourvière pour la pause du midi.

Vous logez ou visitez côté colline ? Repérez à l'avance une bonne adresse pour la pause du midi avec notre restaurant près de Fourvière.

Façade du restaurant Aux Trois Maries et sa marquise rouge, rue des Trois-Maries dans le Vieux-Lyon

Jour 1, midi — Déjeuner dans le Vieux-Lyon


Descendu de Fourvière, vous voici au cœur du Vieux-Lyon, le plus vaste quartier Renaissance d'Europe et le berceau du bouchon. C'est le moment idéal pour comprendre ce qu'est vraiment la table lyonnaise : une cuisine de terroir, franche et généreuse, servie sans façon dans des salles au carrelage en damier où l'on partage volontiers un pot de vin.

Le bouchon n'est pas un restaurant comme un autre. On y retrouve la salade lyonnaise à l'œuf poché, la gratinée à l'oignon, la quenelle de brochet soufflée, le saucisson brioché ou l'andouillette tirée à la ficelle : tout un répertoire hérité du mâchon des canuts, où l'on tirait le meilleur des produits les plus simples. Prenez le temps de vous attabler : à midi, un vrai déjeuner lyonnais donne des forces pour tout l'après-midi.

Rue des Trois-Maries, discrète parallèle de la rue Saint-Jean, notre maison veille depuis le milieu du siècle dernier, à quelques pas de la cathédrale. C'est l'une des plus anciennes tables du quartier, et l'étape déjeuner naturelle entre la descente de Fourvière et la visite des ruelles.

Pour choisir votre table du midi dans le quartier, découvrez notre restaurant du Vieux-Lyon, à quelques pas de la cathédrale.

Jour 1, après-midi — Vieux-Lyon Renaissance et traboules


L'après-midi se passe à pied, au fil des ruelles. Commencez par la cathédrale Saint-Jean et son horloge astronomique du XIVᵉ siècle, l'une des plus anciennes d'Europe : à heures fixes, un automate met en scène l'Annonciation dans un ballet mécanique intact depuis sept cents ans. Puis laissez-vous perdre dans les rues pavées, entre façades à meneaux, échauguettes et blasons de la Renaissance marchande.

Le secret le mieux gardé du quartier, ce sont les traboules : ces passages couverts traversent les immeubles de part en part, reliant une rue à l'autre à travers cours et allées privées. Repérez-les à la petite plaque ronde ornée d'une tête de lion, poussez la porte doucement et parlez à voix basse — ce sont des habitations. La Longue Traboule enchaîne quatre cours entre la rue Saint-Jean et la rue du Bœuf.

N'oubliez pas de lever les yeux vers la Tour rose, tour d'escalier Renaissance nichée au fond d'une cour, et de flâner place du Change ou place de la Baleine. Un après-midi entier n'est pas de trop pour goûter le charme du quartier sans courir.

Avant de vous lancer, consultez notre guide pour savoir comment emprunter les traboules en respectant les usages des habitants.

Pour approfondir cette étape, lisez notre guide complet sur que visiter dans le Vieux-Lyon.

Jour 2, matin — Presqu'île, Bellecour, Terreaux


Le deuxième jour, traversez la Saône vers la Presqu'île, cette langue de terre entre les deux fleuves qui concentre le Lyon des grandes places et des boulevards. Débutez par la place Bellecour, l'une des plus vastes places piétonnes d'Europe, dominée par la statue équestre de Louis XIV et par la vue sur Fourvière au loin.

Remontez la rue de la République, artère commerçante et animée, jusqu'à la place des Terreaux et sa monumentale fontaine Bartholdi, entre l'hôtel de ville et le palais Saint-Pierre. Ce dernier abrite le musée des Beaux-Arts, l'un des plus riches de France hors Paris : de quoi occuper une belle matinée si la peinture vous tente, ou simplement à admirer depuis la place.

La Presqu'île, c'est aussi le Lyon des cafés, des boutiques et des passages : prenez le temps d'un arrêt en terrasse, d'un détour par l'Opéra ou par les quais du Rhône réaménagés en promenade. C'est le quartier le plus vivant de la ville, idéal pour sentir son rythme quotidien.

Salle de restaurant lumineuse au parquet en chevrons, tables dressées en nappes blanches

Jour 2, midi — Croix-Rousse, le plateau des canuts


Grimpez ensuite vers la Croix-Rousse, la « colline qui travaille » — par opposition à Fourvière, la « colline qui prie ». C'est ici que battait le cœur de la soie lyonnaise au XIXᵉ siècle : les canuts, ces ouvriers tisserands, occupaient les immeubles à hauts plafonds construits pour loger leurs métiers à tisser. La Maison des Canuts raconte cette histoire et fait vivre la démonstration du métier Jacquard.

Le plateau a gardé son âme de village : le marché quotidien du boulevard de la Croix-Rousse, les placettes, le célèbre Mur des Canuts, l'une des plus grandes fresques murales d'Europe. On y flâne à un rythme plus lent, loin de l'agitation touristique, entre commerces de bouche et ateliers d'artisans.

C'est aussi une belle occasion de déjeuner : le quartier ne manque pas de bonnes tables, et rien n'empêche de redescendre déguster une cuisine lyonnaise généreuse avant l'après-midi. Une pause à table, nappe blanche et plat mijoté, remet d'aplomb pour la dernière étape du week-end.

Jour 2, après-midi — Confluence, musée et architecture contemporaine


Terminez votre séjour tout au sud, à la pointe de la Presqu'île, là où le Rhône et la Saône se rejoignent : le quartier de la Confluence. Ancienne zone industrielle et portuaire, il a été entièrement réinventé en vitrine de l'architecture contemporaine, avec ses cubes colorés, ses bâtiments aux formes audacieuses et ses berges réaménagées.

Le point d'orgue, c'est le musée des Confluences, vaisseau de verre et d'acier au bout de la presqu'île, qui explore les sciences et les sociétés dans une architecture spectaculaire. Autour, la Sucrière, ancien entrepôt à sucre devenu lieu d'expositions, et les quais transformés en promenade prolongent la balade au bord de l'eau.

Le contraste avec le Vieux-Lyon Renaissance visité la veille est saisissant : en 48 h, vous aurez traversé deux mille ans d'histoire urbaine, de la Lugdunum romaine à la ville de demain. La plus belle façon de comprendre que Lyon ne se résume à aucune époque.

Les pauses gourmandes au bon moment


Un week-end à Lyon se rythme aussi à table : la ville est capitale gastronomique, et le bouchon en est l'expression la plus conviviale. Voici comment caler les pauses repas dans votre itinéraire, sans jamais rompre le fil de la visite.

Assiette d'entrée composée d'une burrata crémeuse et de charcuterie fine
Le déjeuner du midiAprès Fourvière ou la Croix-Rousse, un vrai déjeuner lyonnais recharge les batteries : salade lyonnaise, gratinée à l'oignon ou une belle entrée fraîche, avant les visites de l'après-midi. À réserver, surtout le week-end.
Plat de viande rosée dressée sur une purée lisse, dans l'esprit du bouchon
Le dîner du soirLe soir, le Vieux-Lyon s'anime : c'est le moment d'un dîner de tradition, quenelle de brochet soufflée ou plat mijoté, dans l'ambiance d'un bouchon historique. Une belle façon de clore une journée de marche.
Soupe à l'oignon gratinée servie dans une soupière blanche
Le classique réconfortantEntre deux averses ou après une montée, la gratinée lyonnaise et son fromage fondu réchauffent comme rien d'autre : l'une des signatures qui font l'âme d'un vrai bouchon du quartier.
Terrasse de restaurant dressée en nappes blanches dans une rue de la vieille ville de Lyon

Où dormir et se déplacer


Pour se déplacer, oubliez la voiture : Lyon se parcourt très bien en transports. Le métro relie les grands quartiers en quelques minutes, la ligne D dessert directement le Vieux-Lyon, et les funiculaires — la fameuse ficelle — montent à Fourvière et à Saint-Just. Ajoutez les tramways, un vaste réseau de vélos en libre-service le long des berges, et vous couvrirez tout l'itinéraire sans jamais chercher une place de stationnement.

Côté hébergement, mieux vaut viser un quartier central et bien desservi pour limiter les trajets. Le Vieux-Lyon et la Presqu'île placent l'essentiel des visites à portée de marche ; la Croix-Rousse offre une ambiance de village plus tranquille, à un métro du centre. Réservez tôt pour les week-ends de forte affluence, et privilégiez la proximité d'une station de métro : c'est le vrai confort d'un séjour court où chaque heure compte.

Questions fréquentes

Week-end à Lyon : vos questions

Combien de jours faut-il pour visiter Lyon ?

Deux jours suffisent pour un premier aperçu complet : Fourvière et le Vieux-Lyon le premier jour, la Presqu'île, la Croix-Rousse et la Confluence le second. Un troisième jour permet d'entrer dans les musées, de flâner davantage et de tester d'autres bouchons sans courir.

Que voir absolument en un week-end à Lyon ?

La basilique et le panorama de Fourvière, la cathédrale Saint-Jean et les traboules du Vieux-Lyon, la place Bellecour et la place des Terreaux sur la Presqu'île, la Croix-Rousse et le Mur des Canuts, enfin le musée des Confluences. Ce sont les incontournables d'un itinéraire de 48 h.

Comment organiser son parcours géographiquement ?

En suivant la logique des quartiers pour éviter les allers-retours : montez à Fourvière le matin, redescendez déjeuner et visiter le Vieux-Lyon, puis passez le deuxième jour sur la Presqu'île, la Croix-Rousse et la Confluence, du nord au sud. Les fleuves et les collines dessinent naturellement l'itinéraire.

Quelle est la meilleure saison pour un week-end à Lyon ?

Le printemps et l'automne offrent la plus belle lumière sur la pierre dorée et les foules les plus clémentes. L'été anime les terrasses mais draine du monde, et décembre apporte la magie de la Fête des Lumières. En semaine hors vacances, la ville est plus paisible.

Où faire les pauses repas pendant le week-end ?

Dans un bouchon du Vieux-Lyon, idéalement à midi après la descente de Fourvière, et le soir pour un dîner de tradition. Un déjeuner lyonnais généreux donne des forces pour l'après-midi de visites : réservez à l'avance, surtout le week-end et en pleine saison.

Faut-il réserver les restaurants à l'avance ?

Oui, c'est vivement conseillé le week-end et en haute saison touristique : les bonnes tables du Vieux-Lyon se remplissent vite à l'heure du déjeuner comme du dîner. Un simple appel ou une réservation en ligne vous garantit une place sans attendre.

Pour aller plus loin

Vous préparez votre séjour ? Découvrez notre restaurant Lyon au cœur du Vieux-Lyon, l'étape gourmande idéale de votre itinéraire.

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